vendredi 16 mars 2012

Il se peut qu'on s'évade/ Cathy Ytak, Actes sud junior, 2011.

Peter Skoresen était un enfant doué, il apprenait tout, se souvenait de tout.
Il est devenu un adulte hors norme, ne sait pas dire bonjour ou merci, on dirait peut-être autiste. Gardien dans un musée, il aime travailler la nuit. Ainsi il s'immerge dans les oeuvres, qu'il connaît intimement. Son emploi du temps change et il doit travailler le jour. Le musée est en travaux, les tableaux décrochés en partie ; les gens, le bruit, le mouvement, tout l'affole, le terrorise. (sur le syndrome de Stendhal)

Relu par Jenny, va-t-il plaire aux ados ?

Mayo Ketchup ou lait de soja/ Gaia Guasti, Thierry Magnier, 2011.

Il n’a pas fallu beaucoup de temps à la classe entière pour mettre la nouvelle venue, Elianor, en quarantaine.
Elle pue ! Mais Elianor n’en a cure, et vit apparemment très bien sa solitude. Noah est très intrigué par sa camarade de classe qui, en plus de préférer le quinoa, l’avoine et le lait de soja au Nutella et aux sodas, ose affronter le terrible Silvester avec un humour subtil (si subtil que le colosse n’y comprend rien). Une amitié insolite se noue et deux façons de vivre se confrontent, pourtant ces deux-là ont quelque chose en commun qui les réunit sans qu’ils en soient vraiment conscients.
Léger, drôle et profond, ce premier roman reçu par la poste s’inscrit dans la lignée de Cascades et gaufres à gogo.

Jenny un peu gênée par le jeune âge des personnages.

Soupçons/ Hervé Mestron, Syros, 2011.

James vient d’emménager avec sa mère à Valence, après s’être laissé, sans avoir vraiment le choix ! convaincre par ses arguments: le nougat de Montélimar, les pistes de ski toute proches, la mer à deux heures de voiture.
Nouveau venu dans son collège, il est l’objet de tous les regards. Il faut dire que James a les cheveux longs jusqu’au bas du dos, qu’il coiffe d’une façon différente chaque matin. Il excelle par ailleurs dans toutes les matières, avoisinant le 20 sur 20. Au moment où les choses paraissent se tasser, où son statut de premier de la classe à queue de cheval semble enfin accepté, une succession d’événements bizarres et inexplicables vont semer le doute en lui.




Pour faibles lecteurs. (Valérie)

mercredi 14 mars 2012

Ma petite française/ Bernard Thomasson, Seuil, 2011.

Hélène, le personnage principal, « la petite Française » est une jeune femme qui a séjourné à Berlin dans les années 70.
Elle y avait de nombreux amis : le couple qui l’a hébergée, une fille délurée du monde « alternatif », un garçon de l’Est contraint de renseigner la Stasi. Devenue professeur d’université aux États-Unis, elle est invitée en 2009 dans la capitale allemande pour fêter les vingt ans de la chute du Mur. Elle rencontre David, un journaliste envoyé pour couvrir l’événement. Tous deux remontent alors sur les traces de leur passé berlinois : elle, durant son séjour d'adolescente, y a vécu un terrible drame ; lui est à la recherche de sa famille juive victime du nazisme.
Leurs destins finiront par se confondre de manière inattendue et émouvante. Au-delà de l’intrigue, le livre interroge le passé, les questions d’identité, et témoigne de certaines barrières invisibles (mais tout aussi insupportables qu’un mur) qui s’érigent tout au long d’une vie.